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Paris La Défense, le 4 décembre 2000
Cher(e) collègue,
La consultation du Personnel est, par nature, un événement important. Mais une consultation du Personnel organisée par la Direction en dehors du cadre légal prévu par la loi AUBRY et en dehors du Code du Travail, sur un projet finalisé, dont le résultat n'aura aucun effet sur le projet de la Direction, constitue une parodie de démocratie. C'est
ce que la Direction de TECHNIP FRANCE vous propose aujourd'hui. En effet, lors de la réunion du Comité d'Etablissement du 1er décembre 2000, la Direction a déclaré que le résultat du vote qui vous est proposé aujourd'hui ne modifierait en rien le contenu de son projet (voir résumé au verso). Elle a précisé qu'en cas de vote négatif elle appliquerait à tout le Personnel 35 heures hebdomadaires, sans rien préciser sur le salaire, supprimerait tous les acquis du Personnel en matière de temps de travail (horaire variable, temps choisi, heures reportées, etc...), supprimerait les 1,02 % de bonification de salaire et remettrait en cause les jours de congés prévus entre Noël et le jour de l'an. Ce n'est pas une consultation, c’est un odieux chantage qui obligerait le Personnel à voter OUI pour préserver les avancées qu'il a obtenues par 3 arrêts de travail et un vote du Personnel pendant la négociation, ainsi que tous ses acquis antérieurs relatifs au temps de travail. Dans ces conditions de chantage, cette consultation est vidée de son sens et aucune organisation syndicale ne peut s'en prévaloir pour justifier son éventuelle signature. La Direction doit appliquer ce qui a été obtenu et reprendre la négociation, qu'elle a interrompue sur sa seule initiative, sur les points qui posent problème et ne satisfont pas le Personnel.
Nous
vous prions de recevoir, cher(e) collègue, nos amicales salutations.
Serge
GORON
Mise
à jour :
01/25/2001 10:09 PM
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