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Jeudi
7 septembre 2000
RÉPONSES
APPORTÉES TARDIVEMENT PAR LA DIRECTION AUX DÉLÉGUÉS
DU PERSONNEL UGICT CGT
La
Direction a répondu par courrier du 30 août à une
partie des questions sur l'expatriation posées par les Délégués
du Personnel UGICT CGT le 18 juillet et restées sans réponse
lors de la réunion du 20 juillet.
Vous
trouverez ci-dessous le texte des questions posées par les D.P.
UGICT CGT en juillet, et, en italiques,
un résumé des réponses de la Direction et des notes
jointes précisant les conditions d'expatriation par site.
Nous
avions demandé les notes pour Houston, Kuala Lumpur, Lisbonne,
Rome, La Haye et Düsseldorf. La Direction a transmis les notes pour
ces sites, sauf les deux derniers pour lesquels elle a indiqué
qu'il n'existait pas de note spécifique.
Nous avions également demandé les conditions en Angola,
en Inde, et au Venezuela qui nous ont été transmises par
la Direction en pièces jointes à son courrier du 30 août.
Ces
réponses de la Direction ont été obtenues après
notre courrier de relance du 27 juillet et le recours à l'Inspection
du Travail sur la situation d'entrave actuelle. Il est regrettable que
ces réponses restent encore très partielles.
CONDITIONS
D'EXPATRIATION DANS LES FILIALES
A
quels textes légaux la Direction se réfère-t-elle
pour effectuer une déduction sur le salaire d'un montant équivalent
à un "impôt théorique" ? Quelle différence
y-a-t-il dans ce système entre les pays de la CEE et les autres
pays ?
La
Direction dans sa lettre se justifie sur la base d'une clause de la convention
Syntec qui exige l'information écrite du salarié sur ses
conditions de déplacement, notamment le régime fiscal, mais
ne donne aucune indication sur la base légale de "l'impôt
théorique". Elle précise dans les notes que le salarié
doit signer un avenant à son contrat de travail pour les expatriations
en filiale (sauf Inde et Venezuela où le régime est celui
du déplacement). C'est qu'elle considère l'amputation du
salaire - dont la légalité n'est pas démontrée
- comme une modification substantielle du contrat de travail.
La
Direction peut-elle imposer cette retenue ?
L'amputation
du salaire est considérée comme une modification substantielle
du contrat de travail, d'où l'avenant au contrat de travail prévu
par les conditions d'affectation remises par la Direction pour les sites
mentionnés sur le site "TECHNIP Mobilité". Un tel avenant
est impérativement lié au volontariat.
Que
devient la différence lorsque cette retenue à la source
est supérieure au montant de l'impôt dans le pays d'expatriation
?
Pas
de réponse, la Direction affirme seulement que le salarié
expatrié coûte toujours plus cher que le salarié
au siège : un rappel utile au moment où la mode est d'expatrier
à tout va.
Comment
le calcul de l'impôt, qui est individualisé (déductions
pour travaux, garde d'enfant, cotisation syndicale, etc...), peut-il
être simulé par la
Direction ?
Sur
ce point la lettre de la Direction donne un élément de
réponse : "le principe retenu est de calculer l'impôt théorique
exclusivement sur la rémunération salariale de référence.
Les revenus personnels, y compris l'éventuel salaire du conjoint,
ne sont pas pris en compte dans la base imposable, et les réductions
d'impôt personnelles peuvent être retenues dans le calcul
sur justificatifs".
Quelle
solution est adoptée en cas d'expatriation inférieure
à un an ?
La
réponse de la Direction est la suivante : "pour les expatriations
inférieures à un an et dans l'hypothèse où
le collaborateur devrait supporter un impôt supérieur à
l'impôt théorique France, l'entreprise acquitterait le
différentiel."
Que
signifie le terme "détachement" ? Le salarié n'est-il
plus salarié de TECHNIP FRANCE ? Quelle est la période
de référence du détachement ?
La
réponse de la Direction est la suivante " lors du détachement,
au sens du droit du travail, le contrat de travail liant le salarié
à son entreprise d'origine subsiste".
Concernant
le rapatriement, quelle est la couverture prévue par l'assurance
mentionnée ?
La
réponse de la Direction est la suivante : "en cas de maladies
ou de blessures graves S.O.S. International assure le transport à
l'hôpital, le rapatriement sanitaire, le transport d'un membre
de la famille accompagnant le patient rapatrié si nécessaire".
La
prime d'incitation est-elle un complément en pourcentage du salaire
brut annuel primes comprises ?
Oui,
cela est précisé dans les conditions de déplacement
par site.
Est-elle
intégralement versée dès le départ ? Est-elle
versée avec le salaire mensuel ?
La
prime est mensuelle à KUALA LUMPUR, annuelle sans préciser
le mode de versement pour les autres sites, à l'exclusion de
l'INDE et du VENEZUELA où le salarié n'est pas détaché
mais en déplacement.
Est-elle
versée proportionnellement quelle que soit la durée du déplacement
(supérieur ou inférieur à un an) ? Quelle est la
règle appliquée en cas de changement de site dans l'année
?
(pas
de réponse)
L'incidence
d'une prime de 15 % n'étant pas sensible du fait du prélèvement
effectué à la source par l'employeur, une augmentation
minimum à 25 % est-elle envisageable ?
Le
courrier de la Direction donne une réponse négative.
Concernant
la prime de 30 % pour la Malaisie, quel est le plafond prévu ?
Ce
plafond est précisé dans la note sur le site (160 000
F). Il y a également un plafond pour l'Angola (250 000 F).
Est-il
prévu un supplément de prime pour les salariés déplacés
en famille ?
La
réponse de la Direction est négative.
Quelles
sont les living allowances pour l'Europe ?
Il
n'y en a pas.
Est-il
prévu une révision des living allowances en cas d'inflation
de la monnaie dans le pays d'accueil ?
(pas
de réponse)
Les
retours prévus correspondent-ils à des jours de congés
de détente ou sont-ils pris sur les congés payés
annuels ?
Selon
les notes fixant les conditions de déplacement, les retours sont
pris sur les congés payés sauf pour l'ANGOLA où
il est accordé un jour de détente par 2 mois de présence
sur site, à prendre avec les congés payés.
Combien
de jours de détente sont prévus pour les personnes déplacées
en famille ou en célibataires ?
Il
n'est rien prévu de plus en cas de déplacement en célibataire.
Comment
un voyage exploratoire de trois jours peut-il être applicable pour
la Malaisie où le transport demande plus d'une journée dans
chaque sens ? Ces jours sont-ils comptés comme temps de travail
?
La
Direction répond sur ce dernier point seulement : ils sont comptés
comme temps de travail.
Quelles
dispositions la Direction a-t-elle prises pour que les personnes reçoivent
non seulement les informations publiées par la Direction Générale
mais également celles publiées par les organisations syndicales
et le C.E. ?
(pas
de réponse, refus de communiquer les coordonnées des personnes
déplacées pour permettre aux D.P. d'exercer leur mandat)
Toutes
les personnes expatriées bénéficient-elles d'un accès
à Internet ?
La
réponse est non : comme au siège, l'accès est lié
à l'accord de la hiérarchie.
La
gestion de ces conditions d'expatriation est-elle assurée par la
Division des Ressources Humaines ? de TECHNIP FRANCE ou de TECHNIP ? est-elle
sous-traitée à un consultant extérieur ?
La
Direction donne une réponse très partielle puisqu'elle précise
seulement qu'elle "émet" les conditions de déplacement sans
préciser si elle fait appel à des sous-traitants ou non.

Mise
à jour : 10/25/2000 9:32 PM
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