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Vendredi 23 mars 2001

 

CONDITIONS DE TRAVAIL : AMÉNAGER POUR AMÉLIORER
ET NON POUR DÉGRADER







Nous avons récemment décerné la palme des plus mauvaises conditions de travail à la Division Équipements / Installation / Génie Civil pour son réaménagement des bureaux dévolus aux spécialistes au 7ème étage, aile 1 (rose) à CB3, et invité le Personnel à visiter ce qui pourrait être le TECHNIP DE DEMAIN. Depuis, de nombreux collègues nous ont fait part des mauvaises conditions de travail au premier étage, au deuxième étage, au troisième étage de CB3, et à KUPKA.

Il est évident que nous assistons à une dérive dans ce domaine, qui touche particulièrement les services, les projets en "taskforce" semblant épargnés pour le moment.

  • Préconisations des groupes de travail 2000 sur les aménagements ?
  • Mise à profit de cette étude pour mettre en oeuvre une réduction des m² par personne programmée depuis longtemps ?
  • Mise en cause des services et de leur place, au sens propre comme au sens figuré, dans l'organisation de TECHNIP ?
  • Mépris pour le Personnel et incapacité de quelques dirigeants ?
  • Volonté d'approfondir la fracture entre haute hiérarchie et le reste du personnel ?

Les questions sont nombreuses pour tenter de comprendre la politique actuelle en matière d'aménagements et de conditions de travail et pourquoi il est consacré de telles sommes pour réaménager des bureaux et dégrader les conditions de travail du Personnel.

Ces conditions sont maintenant, dans des endroits de plus en plus nombreux, représentatives du TECHNIP à deux vitesses qui est en train de se développer dans TECHNP FRANCE, à l'initiative, semble-t-il, du Directeur Général de TECHNIP FRANCE et de ses adeptes.

Ils octroient de grandes surfaces à ces responsables en plus de différents avantages (stock-options, actions, fortes augmentations, automobiles tous frais payés, etc...) et resserrent le plus grand nombre dans des surfaces réduites où rangements et surfaces individuelles de travail sont réduits à leur plus simple expression.

Ceci accentue les problèmes de promiscuité et ajoute à une démotivation développée par l'incompréhension face à des directives techniques non partagées et privilégiant le seul très court terme.

Il y a urgence à revoir les aménagements déjà effectués en prenant en compte l'avis du personnel, et à revoir ceux à venir en concertation avec les intéressés.

Il y a urgence à revoir les conditions de travail, car elles sont un élément important intervenant dans la motivation du Personnel.

Il y a urgence dans les secteurs concernés à :

  • Rétablir des m2 suffisants par personne
  • Rétablir des plans de travail permettant à chacune et chacun d'installer son matériel informatique, son téléphone, d'étaler quelques feuillets, et ouvrir des plans dans les services de réalisation
  • Rétablir des surfaces et du mobilier de rangement pour conserver à portée de main les éléments nécessaires au savoir-faire
  • Revoir les problèmes acoustiques et ne pas dépasser le nombre maximum de personnes que l'on peut installer en paysager dans une même zone
  • Revoir les nécessités de bureaux fermés individuels selon les spécialités
  • S'inspirer d'aménagements de taskforce qui répondent à tous les critères évoqués ci-dessus.

Voici quelques pistes qui doivent être explorées pour rendre les conditions de travail de tout le personnel plus adaptées à notre travail et plus conviviales.

Dans toutes les zones où la surface dévolue à chaque personne a été drastiquement réduite, le Personnel se trouve de fait dans la quasi-impossibilité de réaliser son travail dans de bonnes conditions.

D'ailleurs, il est remarquable de constater que la grande partie de ces zones concerne des secteurs où l'on prône abusivement et inconsidérément l'abandon du travail de réalisation de détail, une sous-traitance renforcée, particulièrement vers les filiales, où l'on considère que les bonnes méthodes sont toujours ailleurs, et particulièrement chez nos collèges italiens, et où la notion de service ne semble plus une nécessité alors qu'elle est indispensable à la concentration et à la diffusion du savoir-faire, à la formation technique et à la gestion des effectifs.

Ces nouveaux aménagements sont tellement affligeants qu'ils donnent l'impression d'être temporaires... avant leur disparition pure et simple.

On peut même s'interroger si ces aménagements ne vont pas être imposés à terme sur toutes les taskforces des contrats à venir.

La réunion du Comité d'Hygiène, Sécurité et des Conditions de Travail prévue le 27 mars 2001 et celle du Comité d'Établissement du 29 mars 2001 peuvent être l'occasion de lancer le débat sur cette question.

Il est grand temps de redéfinir la politique de conditions de travail et que le Personnel intervienne à sa façon dans cette définition.

Pour cela, nous vous proposerons la semaine prochaine une enquête afin que vous donniez votre avis.

Nous sommes tous concernés par nos conditions de travail.

L'entreprise a les moyens financiers permettant de les améliorer au lieu de les dégrader.

 

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Mise à jour : 06/01/2001 9:18 PM