Vendredi
19 janvier 2001
Après
la réunion du 17 janvier 2001
VOS DELEGUES DU PERSONNEL UGICT CGT VOUS INFORMENT

1. SALAIRES
La Direction
se désintéressait-elle de plus en plus de la bonne marche de TECHNIP
FRANCE en refusant pour le moment de se donner les moyens de remotiver le Personnel
et de dynamiser les équipes ?
Pourtant,
après seize mois à TECHNIP, le Président doit avoir compris
que l'entreprise a besoin du savoir-faire du Personnel de TECHNIP FRANCE pour
que le Groupe puisse afficher des résultats toujours à la hausse.
Ce savoir-faire
a un juste prix et une augmentation générale de 5,2 % avec
un plancher de 750 F et une prime de 15 000 F sont justifiées
et permettraient de payer le Personnel à sa juste valeur.
Seule
l'action du Personnel peut permettre de débloquer la situation.
2. INTERESSEMENT
La Direction
a informé les Délégués Syndicaux que la prime d'intéressement
ne serait pas égale à zéro en 2001, mais le Chef du Département
Gestion des Ressources Humaines de TECHNIP FRANCE s'est montré incapable
de dire comment, ni quand, serait calculée cette prime. Même chose
sur la Participation. Deux heures plus tard, en réunion des Délégués
Syndicaux, la Direction a indiqué que la prime d'intéressement baisserait
encore cette année et serait de moitié inférieure à
la prime, déjà fortement en baisse, versée en 2000. Pourtant,
les résultats ont augmenté de façon très sensible.
3. 35 HEURES
La Direction
a renvoyé aux derniers jours de l'année 2000 les négociations
essentielles sur les 35 heures et sur la mutuelle. Ce sont les salariés
qui subissent les conséquences de ces accords bâclés en quelques
jours et les problèmes n'ont pas fini d'apparaître. Par exemple,
en ce qui concerne la mutuelle, ce n'est que le 15 février au plus tôt
selon la Direction que les cartes seront envoyées. En attendant, c'est
au salarié de faire l'avance des dépenses.
Sur les
35 heures, les réponses de la Direction ont été les suivantes
:
pour
les personnes souhaitant discuter du renouvellement de leur contrat de temps partiel,
calcul du montant de leur rémunération selon les diverses formules
envisagées afin que ces personnes puissent se décider en toute connaissance
de cause
La Direction
indique que, depuis quelques jours, ce calcul est fait. Aucun représentant
du Personnel, pas même les signataires de l'accord, n'ont été
informés de ce mode de calcul...
modalités
adoptées pour que la Direction, conformément à la loi, fasse
figurer sur les bulletins de salaires mensuels le nombre d'heures effectuées
dans le mois, ainsi que le cumul des heures depuis la date de début de
la période de référence
La Direction
a affirmé qu'elle ignorait encore comment se présenteraient les
bulletins de salaire de janvier 2001 et donc comment ces obligations seront respectées.
A moins d'une semaine du bouclage de la paie, cela n'est guère crédible.
mise
à jour rapide des Instructions Générales et transmission
avant la fin du mois à chaque salarié
La réponse,
"dès que possible", n'est pas satisfaisante et démontre que
de nombreux points de l'accord n'ont pas été réglés
avant la signature.
comme
pour les autres horaires, notification par la hiérarchie de tous les salariés
dont l'horaire hebdomadaire est fixé à 37 h 30
La Direction
refuse, alors qu'elle a limité le système des heures reportées
à une heure par semaine dans le but de renvoyer la responsabilité
de l'horaire hebdomadaire à la hiérarchie : quel que soit l'horaire
fixé, il doit être notifié par écrit, et seulement
pour 37h 30 + ou - 2 heures, et non quatre, comme indiqué dans la note
sur le pointage. Celle-ci indique également par erreur que les cadres en
forfait jours doivent pointer en heures. L'affectation des heures doit être
faite selon l'accord en demi-journées et journées et non en heures.
respect
du délai de prévenance prévu pour fixer l'horaire de modulation,
certaines personnes ayant été prévenues le 2 janvier
pour la semaine du 2 janvier
Selon la
direction, "ça va s'arranger".
est-ce
que la Direction a souhaité marginaliser certains salariés en leur
fixant un horaire différent de leurs collègues travaillant dans
un même service et sur le même contrat ?
Pas de réponse
claire fournie par le représentant de la Direction.
information
des chefs de groupe concernés sur l'horaire fixé à chaque
salarié par la hiérarchie du service
La Direction,
embarrassée, n'a pas fait de réponse claire à cette question.
information
du personnel extérieur et intérimaire sur l'horaire hebdomadaire
fixé, dans les mêmes délais
La Direction
feint de renvoyer aux sociétés des personnels extérieurs
la définition de l'horaire de leur personnel, même pour Ipedex.
augmentation
de salaire spécifique tenant compte de la baisse effective de leur rémunération
pour les personnels des services Comptabilité, Propositions, Informatique,
etc... qui effectuaient régulièrement des heures supplémentaires
et seront astreints, sans sursalaire, à une plus grande flexibilité
La Direction
a répondu négativement à cette demande. Il semble qu'à
la Comptabilité, il soit demandé abusivement d'utiliser l'heure
reportée, et que des horaires de 41h 30 soient imposés sans consultation
du C.E., ce que l'accord n'autorise pas.
La
question des avenants au contrat de travail imposés aux cadres 3.1.2 et
plus a été abordée en réunion des Délégués
du Personnel et, à notre demande, en réunion des Délégués
Syndicaux :
la Direction
affirme qu'en cas de refus, les personnes ne seront pas licenciées et qu'elles
resteraient "comme avant", ou plutôt à 37 h 30 comme les cadres en
heures, et garderaient leur coefficient et leur contrat de travail.
Rien de
tel n'est prévu dans l'accord et il semble que la Direction tâtonne.
Cette situation est inadmissible. La Direction doit définir une position
claire en concertation avec les Délégués Syndicaux et repousser
le délai de la signature des avenants prévue aujourd'hui, vendredi
19 janvier.

4. DISPARITION DE FAIT DES SERVICES AUX ETUDES
La Direction
affirme que pour elle un service existe quand bien même il se limiterait
au seul chef de service, et que les personnels des Etudes sont assimilables au
personnel de Construction, travaillant pour l'essentiel hors siège. Elle
confirme la suppression du poste de secrétariat du département Installation-Tuyauterie.
Ces considérations
atterrantes confirment que notre capacité de réalisation de grands
contrats clé-en-main est désormais remise en cause...
5. OCCUPATION ET PLANNING DE TRAVAUX 2001 - CB3 / DELALANDE / KUPKA
Concernant
l'occupation des locaux de CB3, DELALANDE et KUPKA en 2001, la Direction indique
que celle-ci est définie en fonction de la taille des équipes et
que l'implantation type sera testée sur le contrat Cobra.
Elle indique
que les bureaux en taskforce sont installés en façade et les bureaux
fermés côté couloir. Ceci ne règle pas le problème
des services où les bureaux en second jour sont attribués à
des personnels à des postes non mobiles alors que des bureaux en façade
restent vides ou souvent inoccupés.
En ce qui
concerne les mesures d'insonorisation prises suite aux conclusions des groupes
de travail TECHNIP 2000, elles consisteront à prévoir une barrière
phonique dans les plafonds, le traitement des surfaces métalliques et l'installation
de cloisonnettes acoustiques. Il serait souhaitable que ces mesures soient prises
dans tous les bureaux non individuels où les problèmes de bruit
ne sont pas actuellement pris en compte.
En ce qui
concerne le mobilier et conformément à nos demandes, un poste de
travail type va enfin être défini courant 2001 et un nouveau mobilier
va être choisi. Nous avons demandé que le Personnel et ses représentants
soient associés à ce choix et que le mobilier soit approprié
pour la disposition des postes en angles, qu'ils soient Intergraph, autres ou
bureautique.
6. ISOLEMENT DES ZONES EN TRAVAUX
La Direction
indique qu'elle n'isole les locaux en travaux qu'en cas de "travaux importants"
mais que, pour les "travaux plus légers", elle se contente du "déplacement
des gens à proximité". Il nous semble souhaitable que ces notions
soient précisées car il devient courant que des personnes soient
installées dans des locaux avant que ceux-ci soient prêts, ce qui
ne permet pas des conditions de travail normales.
7. LOCAL DES PERMANENCES DE L'ASSISTANTE SOCIALE
La Direction
a indiqué que le bureau 6393 étant situé en face des bureaux
de RHC elle considérait que cette localisation assurait toutes les conditions
de discrétion. Ce local est situé dans la zone attribuée
à DRH. Le rez-de-dalle est plus approprié.
8. CLASSE AFFAIRE POUR RAISON DE SECURITE DANS LES LONGS COURRIERS
Tout en
reconnaissant le danger présenté par les longs voyages en avion,
la Direction feint d'ignorer que le risque majeur est le "syndrome de la classe
économique", un accident thrombo-embolique lié à la station
assise prolongée. La Direction a répondu négativement à
notre demande d'accorder des billets en classe affaire pour tous les vols longue
durée et se contente de renvoyer aux consignes médicales, qui recommandent
notamment de fréquents déplacements dans l'avion et des exercices
des jambes qui sont pourtant pratiquement impossibles enclavé dans les
sièges de classe économique. La Direction indique toutefois que
pour les personnes souffrant d'un problème médical particulier,
et pour les voyageurs corpulents ou de grande taille, elle est prête à
faire des exceptions à la règle.
9. FINANCEMENT NOTRE DAME DE LA PENTECOTE
La Direction
a affirmé que TECHNIP n'a pas participé au financement de l'église
Notre-Dame de la Pentecôte où D. VALOT doit débattre
le 23 janvier à l'heure du déjeuner sur le thème "transformer
les collaborateurs en co-entrepreneurs".