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Lundi 26 février 2001
1. SALAIRES La presse titre - à juste titre - "TECHNIP a les poches pleines"
après l'annonce des résultats provisoires 2000 en hausse de 24 %
par rapport à 1999, mais la Direction refuse toute augmentation générale
pour la deuxième année de suite. Pourtant dans toutes les grandes entreprises, Renault, Peugeot, Axa, Scheider,
Casino, AGF, CIC, etc..., les salariés ont bénéficié d'augmentations
générales en 2001. Il est grand temps de remotiver l'ensemble du
Personnel. Pour cela, la Direction doit reprendre la négociation et accorder
une augmentation générale et une prime substantielle pour 2001. 2. LICENCIEMENT SANS CAUSE REELLE NI SERIEUSE Coup monté ? règlement de comptes ? pression sur le personnel
? recherche de bouc émissaire ? dernière phase de la dislocation des
Services Généraux ? conséquence d'incompétences au plus
haut niveau ? Les questions que nous posions le 2 février restent sans réponse
à ce jour. La Direction s'est bornée à affirmer que "la procédure est
totalement justifiée" sans apporter la moindre justification. L'attitude de la Direction est lamentable et il est encore temps pour elle de revenir
sur une décision injustifiée prise à la va-vite. Rappelons que
la Direction vient d'être condamnée pour le licenciement sans cause réelle
ni sérieuse de deux cadres de la Division Etudes. Nous allons vous proposer de nouvelles initiatives pour apporter votre soutien
à notre collègue. 3. MUTUELLE La Direction avait garanti que les cartes de mutuelle seraient reçues
au plus tard le 15 février. Lors de la réunion du 15 février,
la Direction a affirmé "ces cartes viennent d'être adressées".
Cela était faux. Le délai n'a pas été respecté et la Direction a privé
de fait le Personnel de Mutuelle pendant près de deux mois, et les salariés
se sont trouvés dans l'obligation de faire l'avance de leurs frais de santé.
Les D.P. UGICT CGT ont transmis le 19 février un courrier à la Direction
lui demandant comme mesure de compensation que l'entreprise prenne en charge la
totalité de la cotisation du Personnel (base et option) pour le mois de janvier
2001. 4. 35 HEURES : CUMUL MENSUEL ET ANNUEL La Direction a refusé toute information des salariés sur leur situation concernant les heures réalisées, indiquant qu'elle ne donnerait l'information qu'en fin de période de référence, c'est à dire en fin d'année. Elle prive ainsi chaque salarié du contrôle permanent de sa situation
en cas de modulation. Le code du travail et l'accord SYNTEC imposent à l'employeur
de fournir un relevé joint à la feuille de paie récapitulant
le cumul des repos compensateurs, et, en cas de modulation, le cumul mensuel du
temps de travail et celui depuis le début de la période de référence
(semaine 52 de 2000 à TECHNIP). La Direction doit joindre ces relevés à chaque bulletin de salaire. 5. 35 HEURES : INSTRUCTIONS GENERALES La Direction affirme qu'elle n'a transmis à la hiérarchie aucune
instruction au-delà de l'accord lui-même. Elle feint de s'étonner
des interprétations farfelues faites dans divers services, mais n'a pas rédigé
d'instruction générale, ni même fixé de délai pour
l'émission de la nouvelle I.G. Il est donc utile de rappeler les principaux points de l'accord :
6. SECURITE : VERITE SUR LES VOLS DANS L'IMMEUBLE CB3 La Direction a annoncé aux D.P. que trois tentatives d'effraction ont eu lieu à CB3. Elle a reconnu qu'un seul vol (4 PC) avait eu lieu, le 4 janvier, et que deux tentatives, dont la deuxième a échoué, ont eu lieu au cours du mois de janvier. Elle a indiqué que des effractions avaient également eu lieu dans "certaines tours du voisinage". Elle a reconnu que le vol s'était déroulé dans une zone surveillée par caméra mais que les voleurs avaient échappé à ces caméras car ils étaient "passés par ailleurs". Elle a indiqué que les bureaux concernés par le vol n'étaient "pas fermés à clé". Elle a précisé que des plaintes ont été déposées pour ce vol et ces effractions. Des travaux provisoires ont été effectués sur les issues dégradées par l'effraction. Elle a indiqué qu'elle n'avait à aucun moment informé le C.H.S.C.T. car elle considérait que la sécurité du Personnel n'était pas engagée. Elle a précisé que les travaux provisoires sur les issues avaient amené à ce que "les portes ne répondent plus à l'agrément sécurité incendie" mais que ces condamnations des issues par des barres n'ont lieu que la nuit et elle a affirmé qu'aux heures de présence du Personnel les ouvertures sont conformes. La Direction a indiqué que de tels vols n'avaient jamais eu lieu dans l'immeuble
"depuis plus de dix ans" et que des mesures de sécurité nouvelles étaient
à l'étude. 7. SECURITE : CONFORMITE IGH APRES TRAVAUX DE REFECTION DES ISSUES SUITE AUX VOLS La Direction a indiqué que les issues concernées seront remises en
conformité IGH "dans les plus brefs délais". 8. SECURITE : PLAN DE PROTECTION CONTRE LES INTRUSIONS La Direction a indiqué que des consignes de sécurité ont été
données aux entreprises chargées de la sécurité. 9. SECURITE : ORGANIGRAMME TECHNIP ET EMBAUCHE DE PERSONNEL La Direction a indiqué que le Responsable des Services Généraux (G. MURAT) est responsable de la sécurité des biens et des personnes par délégation du Chef d'Etablissement (A. DECRESSAC). La Direction a reconnu qu'aucun salarié de TECHNIP n'était qualifié pour assurer la sécurité pendant les 8 mois précédant le remplacement du Chargé de Sécurité, le responsable de la société prestataire chargée de la sécurité assumant alors seul cette responsabilité. Il semble qu'il y ait plus de zèle à comptabiliser les grévistes dans le hall que pour assurer la sécurité de chacun. Ce n'est pas en sanctionnant un agent technique aux Services Généraux
sans aucun motif que la Direction fera oublier ses propres manquements. 10. SECURITE : ACTION EN CAS D'INCENDIE ET INFORMATION DU PERSONNEL Selon la Direction, l'incident du 7 février ayant entraîné des odeurs d'incendie a eu lieu à l'extérieur de l'entreprise. Elle a reconnu qu'aucune information n'avait été donnée aux
salariés ayant donné l'alerte. La même chose a pu être constatée
le 19 février... 11. RETRAITES : PAIEMENT DES COTISATIONS ASF Contrairement à 80 % des employeurs, la Direction n'a pas payé ses cotisations ASF mais les a versées sur un compte bloqué et a ainsi obéi aux consignes de son syndicat, le MEDEF. La Direction a reconnu qu'elle cotisait à l'organisation du baron SEILLIERES et que ces frais étaient affectés au budget de la Direction. Elle serait mieux inspirée d'investir dans les salaires à TECHNIP
plutôt que de financer l'organisation qui veut mettre en cause nos retraites. 12. RATTRAPAGE DE CARRIERE : APPLICATION INDEPENDAMMENT DE L'AGE La Direction a confirmé que les mesures hors révisions individuelles de situation pour les "situations décalées par rapport aux évolutions du marché, éventuels cas particuliers" devaient être appliquées indépendamment de l'âge du salarié. Elle a précisé que ces rattrapages auraient lieu pour quelques cas
immédiatement (pour tenter de suspendre quelques processus de départ
de l'entreprise) mais que pour la plus grande part elles seraient prises en juillet.
Les quelques passages cadres supplémentaires prévus auront lieu en mars. 13. ROLE D'IPEDEX : EMBAUCHE DES SALARIES EN POSTE FIXE A TECHNIP FRANCE La Direction reconnaît que de nombreux postes fixes sont occupés depuis des années par des salariés d'IPEDEX, alors qu'ils étaient occupés précédemment par des salariés TECHNIP, mais refuse d'embaucher nos collègues d'IPEDEX en poste à TECHNIP. Le transfert de postes TECHNIP à IPEDEX est inadmissible. 14. ORDINATEURS : TEMPS PERDU PAR LES SALARIES La Direction a refusé toute compensation pour les journées ou demi-journées
de congés ou de RTT perdues du fait des défauts de livraison de la part
du prestataire désigné par TECHNIP pour la livraison des ordinateurs. 15. CONDITIONS D'IMPLANTATION DES SALARIES DE TECHNIP FRANCE A KUPKA La Direction indique que huit niveaux continueront à être occupés
à KUPKA après la fusion de KREBS-SPEICHIM dans TECHNIP FRANCE. Le renouvellement
du mobilier pour mise au standard TECHNIP devrait être effectué "progressivement". 16. ETAGES TECHNIP FRANCE A DELALANDE La Direction indique qu'aucun changement n'est à prévoir à
DELALANDE, EDF ayant renouvelé son bail pour ses trois étages. 17. PARC AUTOMOBILE A DISPOSITION DE CERTAINS SALARIES En dehors de tous les membres de la holding, la Direction indique que 12 personnes,
occupant les postes les plus élevés de TECHNIP FRANCE, bénéficient
toutes charges comprises de véhicules payés par l'entreprise, congés
et week-ends compris. 18. MARCHES CONCLUS PAR LES SERVICES GENERAUX La Direction a indiqué que des appels d'offres étaient faits pour
tous les marchés des Services Généraux au-dessus de 5000 F et
que le mieux disant était choisi, conformément à la procédure,
avec ouverture groupée des plis en présence de trois ou quatre personnes. 19. NOUVEAU MOBILIER La Direction a indiqué que les fournisseurs n'avaient pas encore été
sélectionnés pour les tests de mobilier et que ces tests étaient
prévus sur le projet Cobra. Mise à jour : 04/20/2001 11:01 PM |