Vendredi
8 décembre 2000
Après
la réunion du 30 novembre 2000
VOS
DELEGUES DU PERSONNEL UGICT CGT VOUS INFORMENT
1. SALAIRES
La Direction
s'abrite comme elle l'a fait tout au long de l'année 2000 derrière
la signature de la CFDT et de la CGC sur l'accord salarial 2000 pour refuser toute
mesure complémentaire, pourtant réclamée maintenant par les
signataires eux-mêmes.
Il est
urgent de rattraper les 3,5 % de recul de notre pouvoir d'achat depuis la dernière
augmentation générale en janvier 1999.
2. STOCK OPTIONS
La
prime d'Intéressement et la participation ont été divisées
par deux cette année par rapport à l'année dernière,
et les prévisions laissent prévoir qu'en 2001, ces primes seront
très faibles ou inexistantes.
Il
n'en est pas de même côté stock-options où la gloutonnerie
des dirigeants de TECHNIP continue à se faire remarquer dans la presse
(voir le dossier dans "Liaisons Sociales Magazine" N°17 de décembre
2000).
Cinq
cents bénéficiaires dans les Etablissements et filiales françaises,
c'est le chiffre qu'avance la Direction qui promet plus de détails pour
la réunion du Comité Central d'Entreprise du 15 décembre
prochain.
Le
Président du Groupe s'est-il attribué la moitié du gâteau
comme le font de nombreux Présidents de groupes ? Combien ont accumulé
les dirigeants de TECHNIP depuis 1995, seule date où une information a
été transmise aux élus ?
C'est
ce que nous demanderons au Président du C.C.E. le 15 décembre.
Les
élus UGICT CGT demanderont à nouveau la suppression de ce système
scandaleux d'enrichissement personnel qui a créé une fracture qui
ne fait que se creuser entre le Président, quelques membres de son entourage,
et l'ensemble du Personnel.
3. JEUNES TECHNICIENS ET JEUNES CADRES
Les D.P.
UGICT CGT ont demandé plusieurs fois que le salaire des jeunes techniciens
et des jeunes cadres embauchés depuis plusieurs années soit enfin
revalorisé en fonction des nouveaux salaires d'embauche.
S'il semble
que quelques mesures aient été ponctuellement prises, il apparaît
que le "cas par cas" est resté très insuffisant pour répondre
au problème.
La Direction
doit prendre une mesure générale afin d'empêcher que se poursuivent
les départs très nombreux de personnels jeunes et formés
aux méthodes TECHNIP.
4. TEMPS PARTIELS
La Direction
reconnaît qu'elle n'a pas appliqué en 2000 aux salariés à
temps partiel la "bonification 10 %" d'un montant de 1,02 % du salaire
versée depuis le 1er février 2000 aux salariés à
temps plein.
La
Direction refuse tout rattrapage.
A
notre demande, les 1,02 % du salaire brut temps plein seront intégrés
dans les salaires de tous les salariés, à temps plein et à
temps partiel, dans le cadre de la réduction du temps de travail applicable
fin 2000.
5. DISCOUNT SUR MATERIEL INFORMATIQUE
Le
projet de loi de finances pour 2001 prévoit des "mesures favorisant
le don par les entreprises à leurs salariés de matériels
informatiques" "dans la limite globale de 10 000F par salarié"..."Ces
dispositions s'appliquent également lorsque les salariés bénéficient
de l'attribution ou de la mise à disposition de ces mêmes biens ou
de la fourniture de ces prestations de services pour un prix inférieur
à leur coût de revient". Les entreprises ne seront pas imposées
sur cet avantage en nature et sont exonérées de charges pour ces
fournitures.
Dans
ce cadre, il est inadmissible que la Direction ait entaché sa participation
à cette initiative positive en pénalisant lourdement les quelques
dizaines de salariés à temps partiels, qui devront acheter le matériel
en fonction de leur salaire à temps plein et non de leur salaire annuel
réel, et les salariés d'IPEDEX et de GUIGUES travaillant à
TECHNIP FRANCE, qui ne pourront bénéficier de cette offre.
6. MODERNISATION DU PARC INFORMATIQUE
Malgré
ses affirmations solennelles sur la nécessité de "l'accès
de tous aux nouvelles technologies", la Direction ne met pas ses principes
en application puisque contrairement à ce qu'elle affirme dans ses réponses
écrites, le matériel informatique n'est pas "renouvelé
régulièrement" et, encore moins "celui faisant l'objet d'un
usage intensif".
Dans la
pratique, une demande de nouveau matériel peut avec un peu de chance aboutir
à la fourniture de matériel neuf, mais en cas de remplacement de
matériel obsolète ou en panne, c'est en général un
appareil (très) usagé à peine supérieur, parfois inférieur,
qui est fourni, qu'il s'agisse des imprimantes ou des PC, puisqu'il n'y a "pas
de matériel en stock".
Que dire
de l'accès Internet, qui, dans "la plus belle ingénierie du monde"
est distillé au compte goutte, de préférence à ceux
qui ne l'ont pas demandé où qui n'en ont pas un besoin professionnel
évident...
7. RESPONSABLE SECURITE
La bonne
application des règles de sécurité, la maintenance des installations
de sécurité, la bonne application des procédures de prévention
des risques d'incendie et d'accidents du travail dans les trois immeubles de bureaux
de TECHNIP FRANCE à LA DEFENSE sont-il négligeables ?
C'est
pourtant ce qui est actuellement négligé puisque le poste de "chargé
de sécurité" est vacant depuis 8 mois...
8. EMBAUCHES IPEDEX
A notre
demande d'embauche à TECHNIP FRANCE des personnels d'IPEDEX affectés
à des postes à plein temps dans de nombreux services à LA
DEFENSE, la Direction a répondu par un nouveau refus.
Il est
pourtant inadmissible que des postes occupés précédemment
par des salariés de TECHNIP aient été précarisés
par la Direction.
Les salariés
qui occupent ces postes permanents doivent être embauchés TECHNIP.
Pour
ce qui est de l'expatriation, il est également inadmissible que les mêmes
conditions d'expatriation et de sécurité que les salariés
de TECHNIP FRANCE ne soient pas offertes aux salariés d'IPEDEX expatriés
par TECHNIP FRANCE.
9. BILAN ENTRETIENS INDIVIDUELS
Le
bilan des entretiens individuels a encore une fois été repoussé
au mois prochain.
10. DELALANDE
La
vitre du 9ème étage n'ayant été cassée qu'il
y a... un an lors de la tempête 99, il n'est donc pas du tout étonnant
qu'elle ne soit pas encore remplacée !
Pour
ce qui est de la rénovation du restaurant de DELALANDE, la Direction renvoie
la responsabilité du blocage à un autre copropriétaire.
11. TRAVAIL DANS LES LIMITES LEGALES
La
Direction affirme qu'en cas de pointe de charge exceptionnelle dans un service,
elle fait appel à des personnels intérimaires et que personne ne
dépasse les limites légales autorisées. Cette affirmation
ne semble pas correspondre à la réalité.