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15 avril 2002
Discours de Brinson Miles au personnel de GULF MARINE FABRICATORSIntervention de Brinson Miles, Président de GULF MARINE FABRICATORS, lors d’une réunion du personnel des chantiers d’Aransas Pass le 15 mars 2001 (traduction partielle)
"Aujourd’hui, nous rencontrons tous les salariés au cours de la journée. Nous désirons parler un peu de la compagnie, d’à qui nous appartenons, et aussi de quelques sujets d’actualité auxquels je sais que vous pensez ces temps derniers. La première chose que je veux dire, c’est que quand CSO a acheté la société AKER y compris GMF en janvier de l’année dernière, CSO nous a rachetés et il y avait 30 % qui étaient détenus par TECHNIP. Ce qui s’est passé l’année dernière c’est que ces deux sociétés ont fusionné, mais nos sociétés d’appartenance n’ont pas changé. CSO et TECHNIP nous détiennent depuis janvier de l’année dernière. C’est la situation aujourd’hui et c’est comme ça que les choses vont rester. Je voulais juste être sur que c’est bien clair pour tout le monde. Je souhaiterais vous dire quelques mots sur ces deux sociétés. Technip est une très grosse société avec environ 10 000 salariés. Leur principale activité est la conception et la construction d’usine pétrochimiques à terre, des usines de gaz, des raffineries, ce genre de choses. Ils font aussi de la conception offshore. Le jacket d’exploration de Houston que nous allons commencer à construire a été conçu à Technip Houston. Ils travaillent dans la production de gaz et de pétrole, ... nous allons faire une usine de gaz d’un milliard de dollars qui est un vraiment gros projet qu’ils essaient d’obtenir. Coflexip a dominé le marché sous-marin en eaux profondes. Ils sont le concurrent le plus fort sur ce marché. Ils sont strictement une société dans l’offshore. Cependant, ils ont des usines à terre qui soutiennent leurs travaux offshore. Ils ont la plus grande flotte et la flotte la plus moderne de gros bras de construction au monde comme le Deep Blue, le plus récent. Ils ont des usines à terre qui fabriquent des tubes flexibles, des ombilicaux, des choses comme ça, et ils font de l’installation offshore. Les deux sociétés ont des implantations dans le monde entier : des ingénieries, des chantiers de construction, des usines à terre, toutes ces choses sont très globales. Vous avez déjà vu ça, je vous l’ai montré l’année dernière. CSO a dominé le marché du sous-marin avec les puits sous-marins, les ombilicaux et les lignes flexibles. Ils construisent et ils installent tout ça. Notre société s’est toujours concentrée sur les structures flottantes et les installations de traitement flottantes sur ces structures aussi vous pouvez voir la combinaison de ces deux sociétés est assez logique. C’est la solution en eaux profondes de a à z, de l’acheteur au client. Le client va voir une seule société pour qu’on lui fasse tout ça. Je vais vous parler de Gulf Marine. Nous nous renforçons. L’année dernière, nous avons eu 20 % du travail disponible. Notre moyenne, historiquement, ça a toujours été 5 %. Il y a eu beaucoup de travail à faire l’année dernière, mais nous y somme allés agressivement. Comme je vous l’ai déjà dit, on a fait ça simplement pour garder notre personnel. C’est tout ce que nous avons essayé de faire. Il y a beaucoup de chantiers particulièrement en Louisiane de sud qui vont assez mal actuellement et qui vont peut-être couler. Ce marché est faible, mais nous sentons que ça va changer un peu plus tard cette année. Il y a beaucoup de vraiment gros projets sur plusieurs années pour lesquels nous avons fait des propositions et que nous pensons avoir de bonnes chances d’obtenir. Ces projets devraient aboutir dans la deuxième partie de cette année aussi les choses vont sûrement s’améliorer pour nous permettre de garder tous nos gens, ce qui est notre principal objectif aujourd’hui, et nous allons tous en bénéficier. Nous obtenons beaucoup de travail à un prix inférieur au coût et nous ne travaillons en fait que pour couvrir les coûts de nos dépenses, nos frais de main d’oeuvre et de consommables. Nous essayons seulement de rester ... certains des chantiers plus petits de Louisiane juste pour obtenir tout le travail qu’on peut simplement pour garder toutes nos forces, et ça marche. Pendant ce temps là, nous continuons de renforcer le management et la supervision. Comme vous le savez, il y a dix huit mois, il y a eu un grand changement ici et tout le management ... sont partis... un grand nombre de membres de l’encadrement qui étaient là depuis très longtemps sont partis, et beaucoup de nouveaux sont arrivés à ne nombreux postes. Nous avons pris le temps, car les choses se font lentement, pour que chacun trouve sa place et mette les processus en place en veillant bien à ce que du point de vue de l’encadrement nous soyons au point au moment où la charge serait forte. Gulf Marine apprécie son personnel et veut prendre soin de son personnel. Ces dernières années, nous avons accordé trois augmentations de salaires avec une augmentation de 12,5 %. Nous avons augmenté les avantages l’année dernière et nous avons par exemple donné à tout le monde trois jours pour absence pour raison personnelle sans pénalités. Je pense que le traitement et le respect de notre personnel s’est amélioré depuis l’époque AGM. Je pense que les personnes que nous avons aujourd’hui travaillent mieux avec le personnel que jamais auparavant. Et bien sûr notre sécurité est la première priorité. Nous avons les meilleurs résultats de la profession en matière de sécurité et la meilleure méthode pour prendre soin de notre personnel à long terme, et c’est ce qui nous intéresse, le long terme. Nous ne sommes pas obligés de faire tout ça, et nous n’avons pas besoin d’un syndicat pour nous faire faire ça, mais nous le faisons parce que nous voulons le faire. Nous voulons prendre soin de nos gens et nous voulons améliorer les choses. Nous allons dire quelques mots sur une entreprise qui n’a pas de syndicat. Nous voulons que tout le monde ici soit bien informé, et nous voulons que vous sachiez toute la vérité, toute l’histoire. Les syndicats ont été très utiles dans le temps lorsque le patron ne se sentait pas vraiment concerné par son personnel, c’était des sweatshops, des ateliers où les gens n’étaient pas bien payés, et où ils n’avaient aucuns avantages sociaux. Aujourd’hui, l’attitude des sociétés a changé. Les sociétés s’occupent de leur personnel et elles veulent que le personnel soit content. Elles veulent s’occuper de leur personnel et leur accorder des avantages sociaux. Nous n’avons plus besoin de syndicats maintenant pour nous faire faire ça. Beaucoup de choses ont changé. Nous avons conscience de la valeur de notre personnel et il n’y a plus besoin de syndicat du tout. Ce dont nous allons parler pendant une minute, c’est de la position de Gulf Marine par rapport aux syndicats. Nous allons vous donner de bonnes raisons pour ne pas signer les cartes présentées par le syndicat. Nous allons vous expliquer tout ce que vous auriez à payer avec un syndicat et quels avantages... Nous allons vous dire ce qui se passerait si nous avions une grève. Lorsqu’on a un syndicat, une grève est possible, et nous allons vous dire ce que ça signifie pour vous, et enfin nous allons vous donner d’autres raisons pour ne pas signer la carte présentée par le syndicat. Nous pensons à Gulf Marine que travailler ensemble dans un environnement sans syndicat est la façon la plus efficace de travailler. Depuis le début, Gulf Marine a travaillé sans avoir de syndicat et nous voulons rester ainsi. Nous préférons traiter directement avec notre personnel, pas en passant par un tiers que nous ne connaissons pas. Nous sommes convaincus que chaque individu devrait avoir la possibilité d’évoluer et de s’épanouir autant qu’il le peut. Nous pensons que nous avons établis d’excellentes relations de personne à personne et de bonnes relations avec notre personnel. Les salariés de Gulf Marine sont reconnus comme le facteur le plus important du succès de la compagnie. Pour faire de Gulf Marine un lieu de travail où il fait bon travailler, il y a plusieurs choses que nous voulons faire. Nous voulons traiter tous nos gens de façon équitable. Je pense que c’est ce que nous faisons. En tout cas, c’est ce que nous nous efforçons de faire. Nous voulons que la communication soit honnête et ouverte avec nos gens. Notre conception du travail est l’esprit d’équipe et le sens de la coopération ... nous n’avons pas besoin d’un syndicat, c’est absolument inutile. Nous voulons payer des salaires et donner des avantages sociaux qui soient compétitifs par rapport à ceux payés par les autres sociétés et en fait mieux payés si le marché nous le permet. Je veux donner aux personnes les postes auxquels ils sont adaptés, qui ont des compétences, de l’expérience, et qui soient performants. En fait, nous voulons améliorer vos compétences, vos compétences, et vos qualités personnelles, et bien sûr, nous voulons que vous ayez de bonnes conditions d’hygiène et de sécurité pour que nous puissions prendre soin de nos gens à long terme. Je voudrais aborder plusieurs choses concernant la signature des cartes et discuter de ce que cela entraîne et des conséquence que ça a. D’abord, nous voulons vous dire clairement quelle est la position de la compagnie. Ne signez pas les cartes. Certains d’entre vous avaient envie de signer la carte pour qu’on puisse passer à la phase suivante qui est d’organiser un vote pour le syndicat. Ne signez pas les cartes. La carte est un document légal. Votre signature a une valeur. vous signez des chèques. Le chèque n’a pas de valeur tant que vous ne l’avez pas signé. Lorsque vous demandez une carte de crédit ou que vous remplissez une demande quelle qu’elle soit, le formulaire rempli par l’employé n’a aucune valeur tant que vous ne l’avez pas signé. Votre signature a de la valeur. Vous devez comprendre ce que vous faites quand quelqu’un vous dit, s’il vous plait, signez ici. Cette carte est une délégation de votre autorité à quelqu’un d’autre pour prendre des décisions à votre place (1) en ce qui concerne votre lieu de travail. Vous devez comprendre ce que vous faites. C’est un document légal. Comme signer un chèque en blanc. Vous ne savez pas quelles décisions vont être prises en votre nom (2), mais vous signez une délégation de votre autorité. C’est une personne que nous ne connaissons pas. Les organisateurs syndicaux ne sont pas de cette ville. Ils ne vont pas à l’église avec nous. Ils vivent à l’hôtel ou au motel. En ce moment, ils ont une boutique qu’ils ont louée. Nous ne les connaissons pas. Faites bien attention à votre signature, à ce que vous signez, aussi pensez à tout ça quand vous serez contactés par quelqu’un pour vous faire signer une carte. Une fois encore, notre recommandation et notre position est la suivante ne signez pas la carte. Je voudrais aussi vous parler du coût que cela entraîne d’adhérer à un syndicat. Tout le monde peut comprendre que tout membre d’un syndicat doit payer une cotisation au syndicat. Je pense que tout le monde comprend ça. Je voudrais être certain que vous comprenez qu’il y a d’autres frais en plus des cotisations syndicales. Il y a les frais, les répartitions, et même les amendes. Les cotisations syndicales sont fixées de la façon suivante : une personne qui adhère au syndicat paie deux à quatre fois ce qu’elle gagne par heure chaque mois. Ca, c’est la cotisation. Ainsi par exemple si vous gagnez 10 dollars de l’heure, et qu’il est dit que vous paierez quatre fois ce montant, alors la personne qui gagne dix dollars de l’heure doit payer 40 dollars par mois de cotisation syndicale. Ca fait 9 dollars 23 chaque semaine. Tous les mois, vous payez une cotisation (3). Un autre exemple, une personne qui gagne 14 dollars de l’heure et qui doit payer quatre fois ce montant doit payer 56 dollars par mois, ce qui fait 12,92 dollars par semaine, et toutes les semaines. Les frais (fees) sont des sommes à payer ponctuellement. Les frais de formation (initiation fees) par exemple sont très fréquents. Tous les gens qui se syndiquent doivent payer une formation (4), une fois. En général, le prix de la formation est égale à un mois de cotisation ce qui fait pour un salaire de 10 dollars de l’heure une formation d’initiation de 40 dollars. Les répartitions (assessment ou sur-cotisation n.d.t.) sont des frais particuliers. Si les membres d’un syndicat à Banquette, à San Antonio ou à Houston sont en grève, vous pouvez avoir à payer des frais de répartition ou une amende (5)de grève pour aider les collègues syndiqués en grève d’ailleurs pendant les temps difficiles où ils sont en grève. La répartition, c’est ça. Si le syndicat a besoin de construire un bâtiment, il peut répartir le coût de l’immeuble et comme ça il peut avoir un bâtiment, un bureau ailleurs. Ca, ce sont les frais supplémentaires dont peut-être vous n’aviez pas entendu parler, mais qui sont réels, en plus des cotisations. Et puis il y a les amendes. Les syndicats ont des statuts ou des règlements. Quand un syndiqué adhère à un syndicat, il le fait en signant qu’il obéira à toutes les règles fixées par les statuts et l’une des premières règles stipule que vous vous engagez à obéir à tout ce qui y figure. Certaines des règles sont : quand on a l’ordre de faire grève, on doit faire grève (6), on ne doit pas franchir le piquet de grève, ce genre de chose. Vous avez signé que vous vous plierez à toutes ces règles, mais si vous les violez, alors vous devez payer une amende au syndicat. C’est factuel. Vous devez bien comprendre ça. Je classe ça aussi parmi les frais. Aujourd’hui, vous bénéficiez de la possibilité de communiquer directement et personnellement avec votre contremaître et avec votre chef de chantier. Par exemple, si vous avez besoin de prendre votre après midi un jour de cette semaine, vous allez voir votre contremaître, vous réglez ça avec votre contremaître et c’est fini. Si vous avez un problème avec votre contremaître, vous allez voir votre chef de chantier, en tête à tête. Avec le syndicat, pas question. Vous devez régler tous vos problèmes par l’intermédiaire de ce qu’on appelle un délégué du personnel. Un délégué du personnel est une personne que tout le monde doit aller voir et il y aura un nombre de délégués du personnel qui sera fixé. L’entrevue entre vous et votre contremaître ou votre chef de chantier ne sera plus possible. Il y aura quelqu’un d’autre qui sera l’intermédiaire dans ce processus. J’appelle ça une perte de liberté individuelle. Si vous faites un bon travail et si vous êtes efficace, votre chef de chantier décide qu’il va vous donner une augmentation de salaire, et il peut accélérer ces augmentations de salaire. Ce sera fini. Là encore, le délégué du personnel sera l’intermédiaire dans ce processus. Tous les problèmes devront être réglés par l’intermédiaire du délégué du personnel. Un délégué du personnel est désigné par le syndicat, et c’est une question négociée par l’équipe de délégués syndicaux désignée par le syndicat pour négocier (2) et l’équipe de négociation désignée par l’employeur. Le syndicat voudra toujours que la discussion se fasse de personne à personne entre le délégué du personnel et le responsable. En général, on compte 5 délégués du personnel pour 100 personnes. Il y a un autre type de frais que vous devez prendre en compte. Aujourd’hui, si vous êtes opérateur sur un appareil et que vous voulez vous former sur le tas et apprendre à vous servir d’un autre appareil et qu’il y a assez de temps et une autorisation de travaux, vous pouvez le faire. Si vous connaissez bien cette procédure et que vous voulez apprendre cette autre procédure, si le temps le permet, vous pouvez l’apprendre. C’est la formation sur le tas. La philosophie du syndicat est opposée à la formation sur le tas. Le syndicat préfère les spécialistes, pour avoir plus d’adhérents, plus de cotisations plus de frais de stages de formation. Cette souplesse qu’a la compagnie envers les talents multiples, si vous pouvez faire fonctionner divers types d’équipements, ce sera fini. Vous n’aurez plus le droit. Aujourd’hui, je dirais, il y a deux ou trois mois lorsque la charge était très faible, si vous aviez une compétence et qu’il n’y avait pas assez de travail pour vous maintenir occupé pendant huit heures par jour, on pouvait vous demander de peindre quelque chose or de désherber la clôture. Ce sera fini. Avec le syndicat, on fait son métier. On ne peut pas faire autre chose. S’il n’y a plus de travail pour vous, vous rentrez à la maison. S’il y a besoin de désherber, la compagnie doit faire appel à du personnel de la profession ad hoc qui doit venir faire le travail. De cette façon, flexibilité et efficacité sont perdus. La philosophie du syndicat, c’est aussi de réduire au minimum les heures supplémentaires (7).Nous ne surchargeons pas de travail notre personnel, mais qu’en savons nous. Je sais parce que je suis aux Ressources Humaines que beaucoup de gens comptent sur les heures supplémentaires pour tenir leur budget. Aussi, les heures supplémentaires seraient réduites de façon importante parce qu’elles sont contraires à la philosophie du syndicat. S’il y a beaucoup de travail, un tas de travail, ils veulent amener des syndiqués en plus grand nombre pour faire le travail supplémentaire. Là encore, vous voyez ce qu’ils veulent, plus de cotisations. Ce sont des choses auxquelles vous devez penser quand vous calculez ce que ça vous coûtera d’adhérer à un syndicat. Quand vous avez un syndicat, il peut se produire une grève et il faut que nous parlions de ce sujet. Je veux être certain que vous comprenez bien ce qui peut se passer. Quand on a un syndicat, il y a possibilité de faire la grève. C’est un fait. C’est comme ça que ça marche. Ce n’est pas une menace, c’est un fait. Quand un syndiqué fait grève, la société ne paie plus le salaire. Du jour où un syndiqué fait grève, la rémunération par l’employeur s’arrête. Pour l’assurance médicale, un des avantages payés par l’employeur, le salarié en grève a le choix d’acheter une assurance COBRA et de rester couvert. Je vais vous dire qu’une assurance COBRA, c’est cher. Pour un salarié ça ne coûte que 190 dollars par mois. Pour un salarié avec une famille ça coûte 534 dollars par mois. Vous avez le choix, si vous êtes un salarié qui est dans le syndicat et que vous êtes en grève, d’acheter une assurance comme celle-la, mais ce que paie la compagnie s’arrête net. C’est un fait. Public : Quand faut-il l’acheter, avant la grève ? Orateur : Actuellement, nous avons payé les cotisations. Si vous êtes en grève, vos avantages s’arrêtent le jour même. Si vous voulez acheter cette assurance, il faut venir nous voir et nous le dire, avec un chèque. Il faut que vous soyez prêts à faire ce qu’il faut si vous voulez avoir une couverture sinon cette couverture s’arrête. Vous ne pouvez pas toucher le chômage quand vous êtes en grève comme membre d’un syndicat. La Compagnie peut à tout moment remplacer un salarié qui est en grève. C’est légal. La personne qui est en grève n’est pas licenciée : ils sont en grève. Quand la grève est finie et qu’il y a des postes vacants dans la profession concernée, alors ces gens qui sont en grève seront en compétition pour obtenir les emplois offerts, mais la compagnie veut rester compétitive et veut livrer le projet à temps au client, aussi la compagnie fera ce qu’elle peut pour embaucher des ouvriers supplémentaires pour faire faire ce travail. Public : Vous avez parlé du syndicat comme d’un tiers, mais est-ce que le syndicat ce n’est pas les gens ? Vous avez dit qu’on va les payer, que nous allons les payer, mais à ce que je sais, le syndicat n’est pas un tiers, comme quelqu’un d’autre, mais est-ce que le syndicat ce n’est pas les salariés de l’entreprise ? Orateur : Les délégués du personnel le sont. Les délégués du personnel le sont et ça fait partie du processus. Les délégués du personnel, ça va faire partie de la négociation. Le nombre de délégués du personnel qui représenteront la compagnie sera négocié. Public : Oui, mais si on paie des cotisations syndicales, on fait partie du syndicat, qui fait partie du chantier. Le syndicat, ce sont les salariés de l’entreprise qui paient des cotisations. Orateur : Les cotisations sont versées au syndicat, qui que ce soit qu’on appelle le syndicat. Ca ne revient pas à l’entreprise. Les cotisations syndicales reviennent au syndicat de la métallurgie. Public : Juste, qui est le personnel qui adhère à notre syndicat, ce qui fait que ce n’est pas une tierce partie en fait, ce sont les gens qui sont dans le syndicat qui forment le syndicat. Orateur : Il y a un tiers, pas dans notre bureau. Le tiers c’est celui à qui les cotisations sont envoyées. Tous les gens qui occupent les bureaux du syndicat, ils ne travaillent pas ici. Ils ont leurs propres avantages. Ils ne sont pas en grève s’ils vous donnent l’ordre de vous mettre en grève. Ils ont leur salaire intégral et la couverture maladie intégrale même quand vous ici vous êtes en grève, alors pour moi, ils sont une tierce partie. Ils n’ont pas grand chose à perdre si l’ordre est donné aux membres du syndicat à GMF de se mettre en grève. Le gars, ses mensualités pour payer sa voiture, il peut continuer à les payer, et son assurance maladie pour lui et sa famille, elle continue. Pour moi, c’est ne pas être impliqué personnellement, pour moi c’est un tiers. Je vous ai parlé des frais. Il y a les avantages. La première chose qu’un organisateur promet c’est : "je peux améliorer vos salaires et vos avantages sociaux". Voila l’ordre de priorité quand la négociation s’ouvrira et quand une équipe de représentants de l’entreprise et les représentants du syndicat se mettront autour d’une table pour négocier les termes du contrat : "nous devons discuter de la représentation syndicale d’abord", "nous devons discuter de la sécurité du syndicat d’abord". Le syndicat voudra toujours discuter du prélèvement automatique des cotisations syndicales. C’est bien plus facile d’obtenir les cotisations des syndiqués s’ils sont au prélèvement automatique plutôt que de devoir attendre sur le parking que vous payez, aussi ils avancent toujours cette question en premier (3) Ils négocient le nombre de délégués du personnel et qui sera désigné. Même si l’entreprise voulait commencer les négociations par les salaires et les avantages sociaux, ils ne le permettraient pas. Ce qui les intéresse, c’est la sécurité du syndicat et la représentation du syndicat. Ils nous diront qu’ils ne peuvent pas négocier les salaires et les avantages sociaux pour les salariés et les syndiqués avant que ces points ne soient réglés. Voilà ce qu’il en est de la priorité pour les salaires et les avantages sociaux pour vous, le syndiqué, dans la négociation. Il faut que vous compreniez ça. Il y a d’autres raisons pour lesquelles vous ne devriez pas signer la carte. C’est un fait. Il y a beaucoup d’autres manques à gagner en plus de ceux dont je viens de vous parler. Il y a beaucoup de frais qui sont très onéreux. Le syndicat n’est pas bon marché. Quatre vingt onze pour cent des sociétés privées aux Etats Unis n’ont pas de représentation syndicale, et ce chiffre augmente. Les syndicats sont une chose qui appartient au passé. Comme je vous le disais tout à l’heure, les syndicats étaient nécessaires il y a très longtemps, mais les syndicats, on n’en a plus besoin aujourd’hui. Vous n’avez pas besoin de payer pour qu’on s’occupe de vous. Les gens qui ont des syndicats s’aperçoivent que ce n’est pas ce qu’ils croyaient que ce serait et ils se disent mon dieu je voudrais bien ne pas avoir de syndicat. Les gens des syndicats vous font des promesses mais ne peuvent rien garantir. Ils ne font que des promesses. Ils ne vous donnent rien par écrit comme garantie. Tous sera mis en négociation avec le syndicat. Chaque avantage que vous avez aujourd’hui sera remis sur la table et sera renégocié. S’ils veulent augmenter les salaires, alors il pourra y avoir une réduction du temps libre ou des réductions des avantages maladie, vous pourriez devoir payer pour votre assurance maladie. Les choses comme ça sont bien réfléchies. Si nous devons en final augmenter nos coûts, alors ça veut dire que nous n’allons pas avoir le travail que nous cherchons à obtenir, aussi il faut faire bien attention à ça. On ne va pas découvrir une poule aux oeufs d’or. A mon avis, vous ne devez pas signer la carte. Ce n’est pas l’intérêt de l’entreprise, et ce n’est pas l’intérêt de nos clients. Ca ne va qu’augmenter l’inefficacité, et ça va augmenter nos frais. Ce va réduire votre revenu car vous aurez moins d’heures supplémentaires puisque le syndicat paie moins d’heures supplémentaires et fait plus d’embauches. Ca va réduire votre sécurité. Je peux vous donner un exemple de mon expérience personnelle. Dans les années 80, j’ai dirigé trois chantiers de construction quand j’étais à l’étranger. Deux de ces chantiers n’avaient pas de syndicats, et aujourd’hui ils résistent bien à la concurrence coréenne. Ce sont des chantiers de classe internationale. L’autre chantier était un chantier où il y avait un syndicat. C’était en Ecosse et quand je suis allé en Ecosse, j’ai pu voir comme le système était inefficace. J’ai essayé de faire de mon mieux malgré la mauvaise situation avec le syndicat, mais on pouvait voir que l’entreprise n’allait pas s’en sortir. Environ cinq ans après, ils ont fini par fermer. Toutes les grues que vous voyez à Padre Island, ce sont les grues que j’avais quand j’étais en Ecosse. Les gens qui étaient sur ce chantier en Ecosse n’ont pas de travail aujourd’hui sur ce chantier parce qu’ils ne pouvaient pas lutter contre la concurrence en dehors de leur environnement immédiat. Ils ne pouvaient pas faire face à la concurrence internationale comme ici. Public : A Mac Dermott en Louisiane, est-ce qu’ils ont un syndicat ? et si c’est le cas, est-ce qu’ils n’ont pas obtenu ce contrat de six cents millions de dollars qu’on était censés obtenir après être devenus une entreprise avec un syndicat ? Orateur : Qu’ils aient obtenu cette affaire, ça n’a rien à voir avec le syndicat. C’était complètement indépendant. Ca n’avait rien à voir avec le syndicat. La seule autre chose que je peux vous dire, c’est que ma secrétaire m’a dit hier qu’elle avait été déléguée du personnel dans un syndicat, et qu’une fois qu’elle était rentrée là dedans, et qu’elle s’était aperçue qu’ils lui avaient menti, qu’ils se souciaient peu en fait d’elle et de ses collègues, et que tout ce qui les intéressait en réalité c’était les cotisations, elle avait démissionné. C’est comme ça que ça se passe et c’est la vérité. Je veux vous montrer une vidéo. Il y a eu une procédure de création de syndicat dans cette société en 1985. Et la compagnie a fait une vidéo de grande qualité. Nous avons pris quelques extraits de ce film et nous voudrions vous le montrer maintenant : Scène d’ouverture : On frappe à la porte. Le narrateur : en octobre 1984, une nouvelle compagnie s’est installée en ville. Ce mois là, Gulf Marine a pris un bail et à commencer à s’installer sur le chantier actuel d’Aransas Pass et à créer autant d’emplois qu’il le pouvait. En janvier 1985, le premier projet pour Arco a été obtenu. Plus tard, d’autre projets pour Arco, ... Mobile, services urbains, Standard Oil ; ... Oil Company, Placid, ... et Union Oil ont été obtenus. En mai 1985, la compagnie a obtenu un contrat pour la sixième plus grosse jacket offshore au monde, la jacket Mobile Green Canyon qui a quitté le chantier le 5 novembre. fin de la traduction NOTES : (1) La carte n’est pas une délégation. Elle est une simple demande de reconnaissance du syndicat par l’entreprise "J’autorise le syndicat SWAT à me représenter dans la négociation collective avec mon employeur. Je comprend que cette carte peut être utilisée par les syndicats pour faire la preuve du soutien majoritaire reçu de la part du personnel, pour tenir une élection, et obtenir la reconnaissance et négocier le contrat d’entreprise.". (2) La carte n’implique aucune autre engagement : en cas de majorité établie, des délégués sont désignés parmi le personnel et participer avec des permanents à la négociation collective avec l’employeur. (3) Il est faux que le salarié doit payer une cotisation. L’adhésion est facultative au Texas. Seul le salarié qui se syndique individuellement paie une cotisation. (4) Les frais de formation ne sont pas obligatoires et concernent des formations professionnelles pour entrer dans la vie professionnelle. (5) Les sur-cotisations ne sont pas obligatoires et sont votées le cas échéant par les syndiqués. Les amendes n’existent plus depuis des lustres. (6) La grève ne peut être décidée que par un vote de 75 % du personnel. Dans 95,8 % des cas, la négociation d’un contrat d’entreprise s’effectue sans aucun recours à la grève (7) Les heures supplémentaires font partie de la négociation si les salariés le souhaitent. Ce sont eux qui fixent les priorités de la négociation, qui expriment leurs demandes et qui acceptent ou non le contenu du projet, qui en cas de désaccord est renvoyé à la négociation. |
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