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15 avril 2002
Salarié licencié pour opinion sous un prétexte grossier : Joe SOTO
Comté de San Patricio Déclaration
J’ai été embauché vers le 16 janvier 2002 par Technip Coflexip (Gulf Marine Fabricators) comme soudeur à l’arc. J’ai effectué une formation pratique avec plusieurs types de soudeurs. J’ai passé un test et j’ai été certifié après avoir travaillé pendant 2 semaines. J’ai été embauché au salaire de 8.05 dollars de l’heure. Le 15 mars 2002, j’ai assisté à une réunion d’orientation des nouveaux embauchés ("New Employee Orientation"). La réunion se tenait dans le bâtiment des Ressources Humaines devant le chantier. Il y avait environ 18 ou 19 autres salariés à la réunion. Je ne connaissais que RT qui travaille avec moi. Adan Guerrero, Directeur des Ressources Humaines et B. C. ont animé la réunion d’orientation. La réunion a duré 3h 30 mn. A et B ont parlé du syndicat pendant environ 1 heure. Ils ont dit que les heures seraient réduites s’il y avait un syndicat parce que les syndicats voulaient plus de membres et plus de cotisations. Ils ont dit qu’il y avait des frais cachés tels que les sur-cotisations pour les autres travailleurs en grève et des frais, et des amendes. Ils ont dit que la politique de la porte ouverte serait terminée et qu’il faudrait passer par le délégué du personnel. Ils ont dit qu’on risquait perdre nos avantages et que la société pourrait fermer comme d’autres sociétés l’ont fait. J’ai demandé, "Comment cela se fait-il que vous ne mentionniez que des points négatifs concernant les syndicats ? Pourquoi ne parlez-vous pas des avantages qu’il y a à devenir "union" (c’est à dire avec un syndicat reconnu par l’entreprise) ? A et B ont fait comme s’ils n’avaient rien entendu. Je suis resté après la réunion pour remplir mes formulaires d’épargne salariale (401 - K). J’ai demandé à A.G. s’il avait jamais été syndiqué et il m’a dit que non. J’ai dit comment pouvez-vous nous parler du syndicat si vous n’avez jamais été dans un syndicat. Il m’a demandé si j’avais déjà été dans un syndicat et je lui ai dit que j’avais travaillé à Corpus Christi dans une entreprise où il y avait un syndicat et que ça m’avait plu. Il y a environ 45 jours, certains des ouvriers ont verrouillé les toilettes du chantier tuyauterie. Le 15 mars 2002, la compagnie a organisé une réunion pour parler du syndicat. Brinson et Adan Guerrero ont animé la réunion. Après la réunion, je suis allé voir Adan et Brinson et je leur ai parlé de ces toilettes condamnées par un verrou. Ils ont convenu que les wc ne devaient pas être verrouillés et ont dit qu’ils allaient s’en occuper. Le lundi (18 mars 2002) je suis allé travailler dans l’équipe de nuit. A 16h30, j’ai remarqué que le verrou était toujours sur les toilettes. A 22h, j’ai cisaillé le verrou avec un coupe-boulons. Je me suis servi des toilettes et rien ne s’est passé pendant la nuit. Quand je suis allé travailler le mardi, M et D m’ont abordé dans la salle où nous mangeons. M m’a demandé si j’avais coupé son verrou. J’ai dit que je l’avais fait et il m’a dit qu’il fallait que je le lui rembourse. J’ai dit que j’avais le droit d’aller aux toilettes. M a dit que je ne savais pas à qui j’avais affaire et que je verrais plus tard ce qui allait m’arriver. Je suis allé dans le bureau de JR pour lui dire que M et D m’avaient menacé. JR m’a demandé si j’avais retiré le verrou et j’ai dit oui. Il a dit que j’avais détruit un bien appartenant à la compagnie. J’ai dit que si c’était la propriété de la compagnie, comment se faisait-il que M et D m’avaient demandé de les rembourser. Il n’a rien répondu. J’ai dit que je ne voulais pas perdre mon emploi pour un simple verrou sur des toilettes. JR a dit qu’il parlerait aux chefs d’équipe de la question et qu’il me donnerait une réponse ultérieurement. Je suis allé dans la salle où nous déjeunons. Je me suis assis et DH m’a demandé pour qui je me croyais et a dit que je devais m’attendre à ce qu’il m’arrive quelque-chose. Il a dit qu’il fallait que je lui rembourse le verrou. J’ai dit que je le ferais si la compagnie me disait de le faire. D restait devant moi et finalement d’autres ouvriers l’ont tiré en arrière. JR est venu dans la pièce et m’a dit de venir dans le bureau du chef de chantier. JR m’a dit que j’étais licencié et de prendre mes affaires et de m’en aller. Je lui ai dit que M et D m’avaient menacé et il m’a dit qu’il s’occuperait de ça plus tard. Le 22 mars 2002 je suis allé toucher mon chèque et j’ai essayé de parler avec Brinson Miles. Adan Guerrero est sorti du bureau et m’a dit qu’il n’y avait rien à discuter et que je devais prendre mon chèque et partir. J’ai bien relu la déclaration ci-dessus consistant en une page dactylographiée et je jure que son contenu est exact dans la limite de mes connaissances. Joseph Soto Michael Krivosh |
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