![]() |
Contact |
| Accueil >Actualités >2005 | |||||||||||
|
Version imprimable
|
|||||||||||
|
11 octobre 2005
Surcharge de travail, augmentation des bénéfices et des marges, salaires bloqués,Sans augmentation des salaires, cela ne peut pas fonctionner !Nouvel appel au rassemblement devant la tour TECHNIP jeudi 13 octobre à 13h 15Un mécontentement qui s’étend
Jeudi le Personnel s’est mobilisé pour un troisième rassemblement devant la tour TECHNIP. C’est la première fois à TECHNIP que le Personnel représentant tous les secteurs de l’entreprise poursuit un mouvement sur la question des salaires en dehors du bref moment fixé annuellement par la Direction pour aborder cette question. Si besoin était, cela démontre l’étendue et l’importance du mécontentement qui ne fait qu’augmenter, malgré l’attitude particulièrement négative d’une Direction qui refuse tout dialogue. Bien au contraire, l’attitude de démission de la Direction face à ses responsabilités sociales constitue un élément mobilisateur pour les salariés qui attendent de leur Direction une attitude responsable, et non qu’elle s’enferme dans ses bureaux en refusant de recevoir les représentants du Personnel. Le mouvement actuel est en train de s’ancrer, si l’on fait le bilan du nombre de personnes qui se rassemblent le jeudi et de tous les encouragements et de tous les témoignages de soutien qui nous sont donnés à tous niveaux hiérarchiques. Ce large mouvement de sympathie vis-à-vis de l’action entamée est véritablement nouveau et explique pourquoi les rassemblements se poursuivent, pas toujours avec les mêmes participants en fonction des obligations de chacun. Les salariés attendaient une réaction positive de la Direction, ils sont surpris de voir qu’elle est incapable de réagir, démontrant par là qu’elle n’a aucun argument, ni en termes de compétitivité, ni de concurrence, ni de charge, ni de marge, ni de conjoncture économique, monétaire, etc., à opposer aux revendications salariales réalistes du Personnel. Toutes celles et tous ceux nombreux qui agissent ou qui soutiennent le mouvement entrepris veulent que la Direction lâche une mesure significative. Tous sont convaincus que la poursuite dans le temps et la périodicité de la manifestation de mécontentement sont le moyen de débloquer la situation. Tous sont convaincus que la Direction fait fausse route en espérant le découragement du Personnel. Le travail est là et bien là pour de nombreux mois et sans un personnel motivé par une mesure salariale significative, les défis que lui impose la bonne situation de charge ne seront pas relevés. Les réorganisations accentuent le malaise et ne rétablissent aucune motivation
Ce n’est pas la dernière réorganisation qui peut compenser l’absence de mesure salariale ni redonner cette motivation. Pour l’essentiel, en faisant quasiment disparaître l’offshore et l’industrie, c’est la notion d’expertise qui se trouve mise en cause. Les compétences spécifiques indispensables pour se maintenir au plus haut niveau vont de fait se diluer. De plus, en mettant les compétences de TECHNIP FRANCE en priorité au service du Groupe, celles-ci vont se trouver aspirées et manquer de facto à TECHNIP FRANCE, déjà déficitaire en la matière pour la réalisation de ses propres contrats et pour la formation des nouveaux embauchés. La dernière réorganisation serait-elle utilisée, voire mise en place, pour accompagner des règlements de compte au plus haut niveau, comme le suggère la presse et ainsi renforcer la concentration des pouvoirs autour du Président du Groupe ? Cette énième réorganisation ne vise pas à améliorer sensiblement les synergies entre branches. Elle vise à mettre tous les effectifs dans un même réservoir pour y puiser les personnels à affecter sur les gros contrats sans prendre en compte la spécificité de chacun. Cela peut permettre de donner l’impression de l’existence d’effectifs nombreux mobilisables sur un nouveau projet, mais dans la pratique, chacun constate que sur chaque affaire, les compétences disponibles en interne par spécialité manquent pour constituer l’équipe. La situation économique et financière, les perspectives, justifient pleinement l’action et les revendications du Personnel Précédemment dans un tel contexte, et quelle que soit l’entreprise de laquelle est issu le Personnel (COFLEXIP, KREBS, SPEICHIM, EGI, CLE, TECHNIP), les Directions et celle de TECHNIP en particulier savaient remotiver le Personnel pour réaliser au mieux les contrats en accordant : augmentations générales pour cadres et non-cadres, primes de contrat, etc. Mais alors, la Direction était au contact du Personnel, connaissait et anticipait les problèmes. Elle ne s’enfermait pas dans ses quartiers pour refuser la réalité, elle écoutait et ne gérait pas par la menace sur l’encadrement. Nous n’avons pas à ce jour une Direction qui semble capable de mesurer le mécontentement et de le calmer par des mesures appropriées répondant aux demandes du Personnel. C’est pourquoi, pour lui redonner le sens des réalités, l’action actuelle du Personnel est essentielle pour aboutir à la mise en place d’interlocuteurs avec une marge de manœuvre pour négocier avec les représentants du personnel. Car la situation est favorable à ces négociations : La Direction a démontré qu’elle était capable de bouger sous la pression des événements, comme nous avons pu le constater sur les niveaux de salaires d’embauche de certains profils d’ingénieurs, puis de salariés TECHNIP à formation égale, sans aller encore toutefois jusqu’à aligner les salaires à formation comparable. Cet exemple montre que le blocage de la Direction peut être levé. L’incompétence sociale de la Direction amplifie tous les problèmes. Il faut que la Direction règle pour l’ensemble du Personnel le problème des salaires, qui peut l’être facilement tant il est maintenant patent que tous les moyens et les bonnes raisons existent pour cela. Le Personnel a véritablement la clé pour débloquer la situation. Un nouveau rassemblement est prévu jeudi 13 octobre à 13h15. Combien de temps la Direction peut-elle se payer le luxe d’avoir un personnel qui traîne les pieds sur les contrats en attendant d’obtenir ce qu’il demande ? L’attitude de la Direction risque de coûter beaucoup plus cher à l’entreprise que le règlement rapide du conflit actuel. Sa responsabilité est aujourd’hui engagée. A elle de décider car le temps joue contre elle. jeudi 13 octobre, rassemblons-nous à 13h 15
|
| |
Actualités|
Repères|
Dossiers|
|
| Pour nous contacter par e-mail : contact@cgttp.eu.org |
| Ce site est réalisé sous SPIP et utilise PHP et mySQL sous license GNU/GPL. |
| Le Syndicat UGICT CGT TECHNIP est membre du Réseau Associatif et Syndical (R@S) qui héberge ce site. |
|
Fil RSS |