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Lors
de sa prestation au CNIT cet après-midi devant le personnel de
TECHNIP FRANCE, D. VALOT a le choix :
Il peut faire ce qu'il a prévu, c'est à dire nous répéter
son discours d'autosatisfaction blasée au cours duquel il pourra
présenter au Personnel ce que chacune et chacun aura déjà
pu lire dans la presse économique, la plaquette reçue
à son domicile et sur sa messagerie électronique. Il pourra
même agrémenter sa présentation de propos infantilisants
sur la plus belle ingénierie du monde.
D.
VALOT a également le choix d'apporter des réponses aux interrogations
du Personnel de TECHNIP FRANCE sur son avenir, dans un contexte de dégradation
de la charge de travail, dont beaucoup se demandent s’il n’est
pas en grande partie le résultat d’une politique délibérée
de la Direction de la Holding.
Les
interrogations du Personnel portent particulièrement sur les points
suivants :
- Depuis
son arrivée à la tête de TECHNIP, D. VALOT n'a signé
ou mis en vigueur aucun contrat de taille significative destiné
à être traité par TECHNIP FRANCE. Cet état
de fait ne peut que renforcer les interrogations sur le contenu du mandat
donné par les actionnaires faisant suite à la relégation
des établissements de LA DÉFENSE et de LYON au rang de
simples centres de production.
Le
fait que D. VALOT soit issu de l'équipe dirigeante de TOTAL
qui, en son temps, se serait interrogée sur l'opportunité
de ramener la taille de l'Établissement de la Défense
à moins de 800 personnes n'est pas de nature à rassurer.
- La
distorsion entre la charge annoncée par la Direction et la somme
des heures contrats effectivement à réaliser dans les
locaux de la DÉFENSE ne fait que s'accentuer à l'approche
des congés. Quelle est la charge de travail à réaliser
dans les locaux de LA DÉFENSE à partir du mois de septembre
2000, quel contrat significatif va-t-on réaliser dans les prochains
mois ?
- Pourquoi
dans ce contexte n'y a-t-il pas inversion de la politique d'attribution
des propositions et des contrats en redonnant la priorité à
TECHNIP FRANCE par rapport, notamment, à TECHNIP ITALY, pour
maintenir dans TECHNIP FRANCE nos atouts technologiques et notre savoir
faire ?
- Pourquoi
n'y a-t-il pas modification de la politique actuelle d'externalisation
et de sous-traitance externe de TECHNIP FRANCE, ainsi que de celle d'attribution
des zones géographiques qui limite le champ d'activité
de TECHNIP FRANCE ?
- La
politique d'expatriation du personnel de TECHNIP FRANCE dans les filiales,
outre le fait qu'elle pénalise le déroulement des Contrats
en cours et désorganise le travail sur propositions, se met en
place sous la contrainte, du fait de la baisse d'activité organisée
de certains secteurs, entourée d'un flou sur ses conditions :
Quel
est l'effectif du personnel de l'Établissement expatrié
dans les filiales, pour combien de lieux d'expatriation ?
Quels
sont les éléments du coût du Personnel de TECHNIP
FRANCE ?
- coefficients majorateurs appliqués au CSI pour les salariés
de TECHNIP FRANCE,
- coefficient appliqué sur les personnels au siège,
- coefficient appliqué en mission à l'étranger.
Quel
est le ratio des coefficients appliqués au CSI d'un salarié
de l'Établissement par rapport aux salariés des autres
filiales du groupe ?
Pourquoi
les conditions de déplacement du Personnel dans le cadre de
l'expatriation dans les filiales du groupe ne font-elles pas l'objet
d'une discussion avec les représentants du Personnel, et sont
mises en places sans même faire l'objet d'une information ?
- Les
changements dans l'équipe dirigeante de TECHNIP FRANCE iront-ils
dans le sens d'un retour au rôle de leader de TECHNIP FRANCE -
grand absent des réunions d'information du PDG exclusivement
consacrées au Groupe - ou confirmeront-ils notre rôle subalterne ?
M.
SAJUS est remplacé par M. ALEV au poste de PDG de TECHNIP FRANCE,
assisté de M. DE LESQUEN, D. VALOT préférant
l'Italie.
M.
SAJUS a oeuvré à TECHNIP en professionnel de l'ingénierie,
ce qui l'a conduit à respecter le Personnel et son travail.
Quels
sont les mandats de MM. ALEV et DE LESQUEN à TECHNIP FRANCE,
après la réduction d'un tiers des effectifs de MDEU
en Allemagne, après l'amplification du transfert de la charge
vers les filiales, et la frénésie de sous traitance
externe ?
- Enfin,
les rumeurs persistantes concernant la mise en place d'une équipe
chargée d'étudier une nouvelle implantation pour tout
ou partie du personnel de la Défense sont-elles fondées ?
Personne
n'en voudrait à D. VALOT s'il monopolisait la parole cet après
midi pour apporter à ces questions des réponses débouchant
enfin sur des décisions positives pour TECHNIP FRANCE, tant
dans le domaine économique que social.
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