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Le 22 juin 2000

 

CET APRÈS MIDI, PAS DE LANGUE DE BOIS,
DU POSITIF POUR TECHNIP FRANCE.



Lors de sa prestation au CNIT cet après-midi devant le personnel de TECHNIP FRANCE, D. VALOT a le choix :

Il peut faire ce qu'il a prévu, c'est à dire nous répéter son discours d'autosatisfaction blasée au cours duquel il pourra présenter au Personnel ce que chacune et chacun aura déjà pu lire dans la presse économique, la plaquette reçue à son domicile et sur sa messagerie électronique. Il pourra même agrémenter sa présentation de propos infantilisants sur la plus belle ingénierie du monde.

D. VALOT a également le choix d'apporter des réponses aux interrogations du Personnel de TECHNIP FRANCE sur son avenir, dans un contexte de dégradation de la charge de travail, dont beaucoup se demandent s’il n’est pas en grande partie le résultat d’une politique délibérée de la Direction de la Holding.

Les interrogations du Personnel portent particulièrement sur les points suivants :

  • Depuis son arrivée à la tête de TECHNIP, D. VALOT n'a signé ou mis en vigueur aucun contrat de taille significative destiné à être traité par TECHNIP FRANCE. Cet état de fait ne peut que renforcer les interrogations sur le contenu du mandat donné par les actionnaires faisant suite à la relégation des établissements de LA DÉFENSE et de LYON au rang de simples centres de production.

    Le fait que D. VALOT soit issu de l'équipe dirigeante de TOTAL qui, en son temps, se serait interrogée sur l'opportunité de ramener la taille de l'Établissement de la Défense à moins de 800 personnes n'est pas de nature à rassurer.

  • La distorsion entre la charge annoncée par la Direction et la somme des heures contrats effectivement à réaliser dans les locaux de la DÉFENSE ne fait que s'accentuer à l'approche des congés. Quelle est la charge de travail à réaliser dans les locaux de LA DÉFENSE à partir du mois de septembre 2000, quel contrat significatif va-t-on réaliser dans les prochains mois ?

  • Pourquoi dans ce contexte n'y a-t-il pas inversion de la politique d'attribution des propositions et des contrats en redonnant la priorité à TECHNIP FRANCE par rapport, notamment, à TECHNIP ITALY, pour maintenir dans TECHNIP FRANCE nos atouts technologiques et notre savoir faire ?

  • Pourquoi n'y a-t-il pas modification de la politique actuelle d'externalisation et de sous-traitance externe de TECHNIP FRANCE, ainsi que de celle d'attribution des zones géographiques qui limite le champ d'activité de TECHNIP FRANCE ?

  • La politique d'expatriation du personnel de TECHNIP FRANCE dans les filiales, outre le fait qu'elle pénalise le déroulement des Contrats en cours et désorganise le travail sur propositions, se met en place sous la contrainte, du fait de la baisse d'activité organisée de certains secteurs, entourée d'un flou sur ses conditions :

    Quel est l'effectif du personnel de l'Établissement expatrié dans les filiales, pour combien de lieux d'expatriation ?

    Quels sont les éléments du coût du Personnel de TECHNIP FRANCE ?
    - coefficients majorateurs appliqués au CSI pour les salariés de TECHNIP FRANCE,
    - coefficient appliqué sur les personnels au siège,
    - coefficient appliqué en mission à l'étranger.

    Quel est le ratio des coefficients appliqués au CSI d'un salarié de l'Établissement par rapport aux salariés des autres filiales du groupe ?

    Pourquoi les conditions de déplacement du Personnel dans le cadre de l'expatriation dans les filiales du groupe ne font-elles pas l'objet d'une discussion avec les représentants du Personnel, et sont mises en places sans même faire l'objet d'une information ?

  • Les changements dans l'équipe dirigeante de TECHNIP FRANCE iront-ils dans le sens d'un retour au rôle de leader de TECHNIP FRANCE - grand absent des réunions d'information du PDG exclusivement consacrées au Groupe - ou confirmeront-ils notre rôle subalterne ?

    M. SAJUS est remplacé par M. ALEV au poste de PDG de TECHNIP FRANCE, assisté de M. DE LESQUEN, D. VALOT préférant l'Italie.

    M. SAJUS a oeuvré à TECHNIP en professionnel de l'ingénierie, ce qui l'a conduit à respecter le Personnel et son travail.

    Quels sont les mandats de MM. ALEV et DE LESQUEN à TECHNIP FRANCE, après la réduction d'un tiers des effectifs de MDEU en Allemagne, après l'amplification du transfert de la charge vers les filiales, et la frénésie de sous traitance externe ?

  • Enfin, les rumeurs persistantes concernant la mise en place d'une équipe chargée d'étudier une nouvelle implantation pour tout ou partie du personnel de la Défense sont-elles fondées ?

    Personne n'en voudrait à D. VALOT s'il monopolisait la parole cet après midi pour apporter à ces questions des réponses débouchant enfin sur des décisions positives pour TECHNIP FRANCE, tant dans le domaine économique que social.

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